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LOUISA HANOUNE : «L’Algérie n’est pas à vendre»

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Louisa Hanoune, qui s’exprimait hier lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion l’ayant rassemblée avec les cadres de son parti de la wilaya d’Alger, s’est montrée comme à ses habitudes, aussi incisive que directe dans ses propos. Avant d’aborder les questions relatives à l’actualité socioéconomique du pays, la conférencière est revenue sur l’université d’été de son parti tenue durant le mois de carême dernier. Selon elle, «c’était une occasion d’évaluation et de concertation entre les militants du parti». Et d’enchaîner, « cette rencontre a permis à chacun de nous d’apporter son analyse sur la situation dans laquelle se noie l’Algérie». «L’Algérien vit de jour en jour un appauvrissement, et des solutions s’imposent», insistera-t-elle. La secrétaire générale du parti des travailleurs a, une fois de plus, appelé à des réformes économiques dignes de ce nom. Elle fera montre de son étonnement à propos des commentaires et autres réactions négatives ayant accompagné la promulgation du contenu de la loi de finances complémentaires 2009, déjà en vigueur depuis le 26 juillet dernier. «Il y a des mesures très audacieuses », a-t-elle indiqué, s’étonnant dans la foulée du silence pesant de quelques partis politiques à ce sujet. Et d’ajouter qu’«il y a d’importants correctifs en vue de limiter la facture de l’importation. Une facture qui n’a cessé de grimper devenant ainsi «périlleuse pour les équilibres financiers du pays». Ces dispositions ont été sévèrement critiquées par les organisations patronales qui ont mis en garde contre les dangers qui pèsent sur les entreprises nationales si de telles mesures sont maintenues. Hanoune a, tout au long de son intervention, abordé d’autres points capitaux relatifs à la vie quotidienne des travailleurs algériens. À ce sujet précis, elle n’est pas allée par trente six chemins pour qualifier le secteur privé «d’exploiteur, rien d’autre». À titre indicatif, elle citera l’exemple d’ArcelorMittal qui, selon ses dires, «ne fait que licencier des centaines de travailleurs au lieu d’opter pour une meilleure politique de l’emploi.» Dans le même point d’ordre, et s’agissant de la monopolisation du marché du travail par le patronat privé, la conférencière s’est montrée catégorique. «Nous l’avons toujours dit, dans notre parti, on ne pourrait en aucun cas soutenir l’idée de mettre l’Algérie dans la liste des pays à vendre », a-t-elle assuré. Allusion faite au tout dernier appel d’offres international lancé par la SNTF pour la maintenance de son parc locomoteur. S’agissant de la révision du SNMG, Hanoune a, par ailleurs, estimé que c’est à l’État seul que revient le droit de le faire. « Ce n’est pas aux patrons d’exiger un salaire, à moins que les pouvoirs publics n’y peuvent rien», s’est elle exclamée.

 Farid Houali
Le Courrier d'Algérie

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